Comment lutter contre la pollution atmosphérique dans les grandes villes ?

Durant les dernières années, la pollution atmosphérique n’a cessé de prendre de l’ampleur dans les grandes villes. Outre l’impact sur la qualité de vie des habitants, la pollution atmosphérique représente également un danger, car certaines des particules responsables de cette pollution sont nocives pour la santé. Dès lors, de plus en plus de villes mettent en place des solutions pour lutter activement contre la pollution. S’il est vrai qu’il existe de nombreux phénomènes qui contribuent à l’augmentation de la pollution de l’air, force est de constater qu’en milieu urbain, le trafic automobile est grandement responsable de la mauvaise qualité de l’air.

Contrôler la vitesse des automobilistes en ville


Force est de constater que le trafic automobile est responsable d’une grande partie de la pollution atmosphérique dans les grandes villes. De fait, l’une des premières mesures adoptées dans les grandes villes est un abaissement de la vitesse. S’il est vrai que cette mesure a également pour but de réduire considérablement le nombre d’accidents, cette mesure peut aussi aider à réduire la pollution. En effet, il faut savoir qu’en réduisant la vitesse de 20 km/h dans les grandes villes, on réduit les freinages brusques. Cette réduction du nombre de freinages permet de réduire également la consommation de carburant, ce qui permet ainsi de réduire les émissions de particules fines dans l’air. Il faut savoir que cette mesure mise en place par les grandes villes est également un coup de pouce pour favoriser la pratique du vélo lors des courts trajets.

Réduire la circulation dans les villes

Le trafic routier est très important dans les centres-ville des grandes métropoles. Dès lors, de nombreuses villes ont décidé de prendre des mesures fortes en mesure de réduire l’affluence des véhicules. Parmi les solutions mises en place, l’installation de péages est très effective. En effet, en forçant les automobilistes à payer un peu plus cher, les villes veulent encourager l’utilisation des transports en commun plutôt que celui de la voiture.
S’il est vrai que cette mesure est efficace, elle s’accompagne dans de nombreuses villes d’une autre mesure qui vise quant à elle à interdire l’accès aux villes à certains véhicules particulièrement polluants.

Interdire les véhicules les plus polluants

Les zones à faibles émissions sont des zones urbaines mises en place par plus de 200 villes européennes. L’objectif de ces zones à faibles émissions est d’interdire la circulation des véhicules les plus polluants. Pour ce faire, une classification des véhicules est établie en fonction de leurs émissions polluantes. La ville détermine ensuite quelle catégorie de véhicule est autorisée à entrer dans une zone à faibles émissions.
L’accès aux zones à faible émission se fait généralement sous le contrôle de la police. Une vignette est collée sur le pare-brise du véhicule, permettant ainsi aux forces de l’ordre d’être renseignées sur la catégorie à laquelle appartient le véhicule concerné. La mise en œuvre de cette politique est prévue pour être progressive. L’objectif étant d’échelonner dans le temps les différentes catégories de véhicules concernés.

Enfin, il faut également préciser que la superficie de la zone concernée à une grande importance. En effet, celle-ci doit être suffisamment grande pour éviter les stratégies de contournement qui pourraient être mises en place par les automobilistes. Outre ces mesures, de nombreux pays vont encore plus loin en taxant fortement les véhicules les plus polluants. Le but de ces taxes est évidemment de faire payer les personnes qui utilisent des véhicules très polluants tout en essayant de sensibiliser la population sur l’impact de ces engins. Paradoxalement à ces taxes, il existe de nombreuses aides qui sont accordées aux usagers qui privilégient l’utilisation de véhicules hybrides ou électriques.

Mettre en place une politique de circulation alternée


L’une des mesures les plus efficaces pour réduire la pollution dans les grandes villes consiste à adopter une politique de circulation alternée. Le but est d’autoriser la circulation des véhicules en fonction de leur plaque d’immatriculation. On permet par exemple aux véhicules disposant d’une plaque paire de circuler un jour et aux véhicules disposant d’une plaque impaire de circuler un autre jour. En plus de réduire la circulation des véhicules, cette politique de circulation alternée permet également de réduire le taux de particules dans l’air.
S’il est important de mettre en place toutes ces mesures, c’est avant tout dans le but de se protéger des nombreux dangers liés à la pollution. Encore faut-il savoir de quels dangers il s’agit.

Pollution de l’air : quels sont les dangers dont il faut se méfier ?

La pollution de l’air est provoquée par des molécules chimiques qui sont libérées dans l’air et qui en modifient la qualité. Ces particules qui sont plus connues sous le nom de polluant sont nuisibles aussi bien pour la santé que pour l’environnement. Pour mesurer la pollution de l’air, on se base sur certains indicateurs ou on procède à un suivi de la concentration de certains polluants dans le temps. Parmi les polluants les plus nocifs, on peut citer les particules fines.

Que sont les particules fines ?

On parle de particules fines pour désigner des molécules capables de rester en suspension dans l’air et dont la taille est inférieure à 2,5 micromètres. La taille très petite de ces particules fines leur permet de passer à travers les alvéoles pulmonaires afin de s’infiltrer directement dans la circulation sanguine.

Quels sont les dangers de la pollution sur la santé ?

Beaucoup de gens l’ignorent, mais l’exposition prolongée à la pollution augmente de manière considérable, les risques de développer de nombreuses maladies. L’exposition aux particules fines augmente en effet le risque de développer une maladie coronarienne, provoquée par l’épaississement de la paroi des artères. Il faut savoir que les particules fines participent également au développement de nombreuses maladies chroniques. Il est question ici de maladies comme :

  •  les maladies respiratoires ;
  •  les pathologies cardiovasculaires ;
  •  les cancers ;
  •  les maladies neurologiques.

Force est de constater que la pollution de l’air est très nocive pour la santé. De nombreux scientifiques parlent déjà de « tueur invisible » pour désigner le fait que la pollution provoque bien souvent des maladies sans qu’on sache qu’elle en est la cause.

Que faut-il faire lors des pics de pollution ?

Il est important de savoir que les pics de pollution correspondent à des moments où la concentration de particules fines présente dans l’air dépasse le seuil réglementaire fixé par les autorités. Lors de ces pics de pollution, les personnes à risque doivent restreindre leurs activités à l’extérieur. Ces personnes à risque sont les personnes âgées, les femmes enceintes, les personnes souffrant d’affections respiratoires et cardiaques ainsi que les enfants et les nourrissons. Toutefois, il faut savoir que lorsque certains seuils d’alerte sont dépassés, les restrictions qui s’appliquent aux personnes à risque s’appliquent également au reste de la population.
Il est donc important de savoir que les pics de pollution ne sont pas à prendre à la légère. Ainsi, il est recommandé de prendre des mesures adaptées afin d’éviter les éventuelles conséquences provoquées par ces pics de pollution.

Comment lutter contre la pollution ?


Peu de gens le savent, mais il est possible pour n’importe quel citoyen de prendre des mesures afin de limiter à son échelle les ravages causés par la pollution atmosphérique dans les grandes villes. Pour cela, il suffit de quelques gestes simples. Lorsque vous êtes en voiture, il est recommandé de limiter l’utilisation abusive de la climatisation. En outre, lors des arrêts prolongés qui peuvent avoir lieu dans les bouchons, il est préférable de couper son moteur afin d’éviter le gaspillage de carburant. Afin de réduire un peu plus les émissions de particules fines, l’utilisation du vélo est conseillée lors des déplacements courts. Il est également recommandé de marcher si vous en avez l’occasion ou d’utiliser les transports en commun plutôt que de vous servir de votre voiture.
Lorsque vous êtes chez vous, il est important de réduire votre consommation d’énergie. Pour ce faire, vous pouvez simplement baisser le thermostat de votre chauffage. Il est important de savoir que l’air intérieur est également soumis à la pollution extérieure. Ainsi, il est vivement recommandé de vérifier les aérations de votre domicile. Pensez également à changer les filtres dès que cela s’avère nécessaire.

En conclusion

Force est de constater que la pollution atmosphérique est un véritable fléau dont les conséquences sont bien plus importantes que ce qu’on pourrait croire. Outre le fait de dégrader la qualité de l’air, la pollution a un impact significatif sur la santé des habitants, mais également sur la nature. En effet, l’une des conséquences les plus importantes de la pollution dans les grandes villes est qu’elle conduit inévitablement au réchauffement climatique. Dès lors, lutter contre la pollution devient l’affaire de tout le monde.

Auteur du message: Etienne

Etienne
Très porté sur l'environnement et sur l'écologie, je souhaite sensibiliser les plus sceptiques à travers mes articles.

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