Économie d’énergie : pourquoi installer un poêle à granulés ?

Le poêle à granulés de bois (poêle à pellets) est progressivement en train de s’imposer comme la solution de chauffage préférentielle des Français. Et pour cause, il est à la fois performant, confortable, écologique, esthétique et facile d’utilisation. De plus, il permet de réduire considérablement la facture d’énergie. Par ailleurs, il existe des aides publiques pour faciliter l’achat et l’installation du dispositif de l’appareil. On fait le point.

Les différents types de poêles à granulés : avantages, inconvénients et critères de choix

Le poêle à pellets se décline en sept principales technologies :

  • le poêle à granulés ventilés ;
  • le poêle à granulés canalisable ;
  • le poêle à granulés étanche ;
  • le poêle à granulés à convection naturelle ;
  • le poêle à granulés hydraulique ;
  • l’insert à pellets et la cuisinière à granulés.

Ils ont en commun trois atouts majeurs à savoirs : l’automatisation, la programmation et l’autonomie.

L’automatisation est le mécanisme d’allumage et d’extinction automatique du dispositif, selon les températures prédéfinies par l’utilisateur. Le système de programmation permet de définir la température suivant des plages horaires. Ainsi, vous pouvez faire correspondre l’appareil à votre environnement et à vos habitudes quotidiennes. La consommation de combustible est de facto réduite.

L’autonomie de l’appareil peut atteindre plusieurs jours sans réapprovisionnement (en moyenne deux pour un réservoir de 15 à 25 kg de granulés de bois). En outre, l’entretien est plus simple et le rendement est meilleur que celui d’une cheminée.

Pour rappel, les granulés de bois (pellets en anglais) sont issus de résidus de bois comprimés, sans adjonction de liant ni de colle. Ils se présentent sous la forme de petits cylindres de 10 à 15 mm de longueur et 6 à 10 mm de diamètre. Ils offrent un pouvoir calorifique estimé à 4600 kWh par tonne. Il est recommandé l’emploi de granulés certifié ISO 17225, la norme française de biocombustibles solides d’origine agricole ou à base de bois.

Le poêle à granulés ventilé

Le poêle à granulés ventilé (poêle soufflant ou poêle à granulé traditionnel) est le modèle le plus répandu. Généralement utilisé comme système de chauffage d’appoint, il permet de répartir de manière homogène la chaleur dans l’espace dans lequel il est installé (moyenne surface). La diffusion de l’air réchauffé se fait au moyen d’un ventilateur de propulsion intégré. Toutefois, le poêle à granulés ventilé est peu silencieux au démarrage.

Le poêle à granulés canalisable

Ce modèle peut faire office de système de chauffage principal. Il peut servir à réchauffer un logement de plusieurs chambres (environ 120 m²). Cela est rendu possible au moyen d’une technologie plus évoluée et de plusieurs ventilateurs. Cependant, le poêle à granulé canalisable présente quelques inconvénients et contraintes. En effet, l’installation est conditionnée par la réalisation d’importants travaux : l’ancrage du réseau de canalisation dans les murs ou les combles. De plus, le dispositif est bruyant. En outre, les pertes énergétiques sont assez élevées.

Le poêle à granulés étanche

Le poêle à granulés étanche est idéal pour chauffer les logements de basse consommation (BBC). Il présente la spécificité de puiser l’air comburant (l’air nécessaire pour la combustion) à l’extérieur du logement, et non dans le volume chauffé : fonctionnement indépendant de l’air ambiant. L’acheminement se fait de l’extérieur à la chambre de combustion, par un circuit rendu hermétique. Le poêle à granulés étanche ne présente donc aucun risque de refoulement de la fumée à l’intérieur du logement : aucun courant d’air froid ne peut rentrer dans ce dernier. Le bruit émis est de facto réduit.

Le dispositif de chauffage est facile à installer. Il suffit d’une sortie (ventouse) à l’horizontale ou à la verticale, située à environ deux mètres au-dessus du sol et de toute ouverture. Par conséquent, nul besoin d’un conduit de cheminée de 40 cm au-dessus du faîtage du toit.

Le poêle à granulés à convection naturelle

Le poêle à granulés à convection naturelle est indiqué pour de petites surfaces, des logements compacts et les maisons à étage (approximativement 100 m²). Il est très prisé en raison de son fonctionnement ultra silencieux.

En effet, il ne dispose ni de système de ventilation ni de radiateur, encore moins de moteurs de soufflerie. Cependant, la chaleur est propagée de manière hétérogène. En outre, l’augmentation de la température se fait très lentement, ce qui accroît le risque de surchauffe.

Le poêle à granulés hydraulique

Le présent dispositif de chauffage est habituellement utilisé comme système de chauffage d’appoint. Toutefois, il peut, selon sa puissance, permettre de réchauffer 200 m² de surfaces habitables. Il peut aussi servir de chaudières, c’est-à-dire alimenter en eau chaude le réseau de radiateurs de votre logement. Le poêle à granulés hydro est alors un dispositif avec une double fonction.

Néanmoins, le dispositif nécessite un entretien régulier. De plus, son autonomie est faible par rapport à celui des modèles suscités. Par ailleurs, sa mise en place nécessite le raccordement aux autres appareils de chauffe du logement.

L’insert à pellets

Le foyer ou insert à pellets présente la particularité d’être encastrable dans une cheminée, ce qui offre un gain d’espace non négligeable. La répartition de la chaleur se fait de manière optimale. Il est recommandé pour de petits espaces, en moyenne 100 m².

L’installation d’un foyer à granulés est souvent complexe. En effet, il nécessite la rénovation ou l’agrandissement de la cheminée existante, ainsi qu’un tubage de conduits.

La cuisinière à granulés

La cuisinière à granulés est un appareil deux en un. Elle peut servir au chauffage d’une cuisine ou d’une pièce de vie d’environ 100 m². Elle peut aussi faire office de plaque de cuisson. La cuisinière à granulés se décline en deux modèles : la cuisinière à granulés à air et la cuisinière à granulés hydraulique.

Le poêle à granulés permet de faire de substantielles économies d’énergie.

L’engouement pour le poêle à granulés s’explique en premier lieu par son aspect écologique. En effet, l’appareil de chauffage est très peu émissif, quasi neutre en carbone. La quantité de monoxyde de carbone (CO2) dégagé pendant la combustion de granulés est très faible.

Les particules sont brûlées plus efficacement que les bûches traditionnelles (taux de combustion de 95 % contre 80 à 90 % pour les bûches classiques). Les résidus après combustion peuvent être réutilisés pour produire des engrais. Outre le volet écologique, le poêle à granulés est aussi économique.

Le poêle à granulés : un dispositif économique

Selon différentes études, l’emploi du poêle à granulés comme système de chauffage d’appoint permet de réaliser environ 6 000 kWh d’économie sur le chauffage électrique. De plus, le prix du kilowattheure de l’énergie produite est 2,5 à 3 fois moins élevé que celui obtenu avec un chauffage électrique. L’installation d’un poêle à granulés permet alors de faire d’importantes économies, de l’ordre de 40 à 60 % sur la facture annuelle de chauffage et d’électricité.

Il convient de préciser que le logement doit être correctement isolé. Le rendement d’une ancienne chaudière avoisine 70 %. En comparaison, celui de poêle à granulés est de 90 %. Il est facile de déduire que le poêle à pellets permet aussi de faire de substantielles économies par rapport au chauffage au fioul et au gaz. En outre, le prix des granulés est moins fluctuant que celui du fioul. Les granulés sont disponibles partout, à des prix très accessibles.

Les aides disponibles pour s’équiper en poêles à granulés

MaPrimeRénov’

MaPrimeRénov’ est une aide administrée par l’agence nationale de l’habitat (Anah). Elle est accessible, sous certaines conditions, à tous les ménages qui réalisent des travaux de rénovation énergétique :

  • travaux de chauffage ;
  • de ventilation ;
  • audit thermique de logement, etc.

Le critère d’éligibilité à MaPrimeRénov’ pour un poêle à granulés est l’obligation de faire réaliser les travaux par un professionnel certifié RGE. Lesdits travaux doivent concerner un logement faisant office de résidence principale. Cette dernière doit être achevée depuis au moins 15 ans ou au moins deux ans dans le cas du remplacement d’une chaudière au fioul.

Le montant de l’aide est fonction du niveau de revenu du ménage. Pour en bénéficier, il suffit de faire une demande depuis le site officiel dédié. Rappelons qu’il est possible de cumuler MaPrimeRénov’ avec la prime énergie et la TVA à taux réduite.

La TVA réduite de 5,5 %

Il est possible de prétendre à une réduction de la TVA de 5,5 % dans le cas de l’installation du dispositif de chauffe. Toutefois, les travaux doivent être réalisés par un artisan certifié RGE (reconnu garant de l’environnement). Cela suppose que l’achat du matériel doit se faire également par ce dernier.

L’éco prêt à taux zéro

L’éco prêt à taux zéro est un emprunt bancaire sans intérêt. Il permet de financer en toute sérénité achat d’un poêle à granulés ainsi que les travaux y afférant. Le poêle à granulés est un dispositif de chauffage économique, aussi sur le plan financier que sur le plan énergétique. C’est aussi un dispositif efficace, écologique, facile d’utilisation, éligible aux aides de l’État. Voici tout ce que vous devez savoir.

Auteur du message: Etienne

Très porté sur l'environnement et sur l'écologie, je souhaite sensibiliser les plus sceptiques à travers mes articles.