Les mesures prises par l’État pour réduire la pollution

Le monde est aujourd’hui en proie à de nombreux phénomènes qui l’entrainent petit à petit vers son déclin. Parmi ceux-ci, la pollution règne en maitre et constitue à l’heure actuelle le plus grand problème auquel font face nombre de pays ; chacun essayant à sa manière et avec ses méthodes d’y trouver les solutions idoines. Dans cette optique, l’État a mis sur pied un certain nombre de mesures pour freiner un tant soit peu, ce phénomène qui détruit l’environnement. Découvrez donc ici les différentes mesures prises par l’État pour lutter contre la pollution.

 

Les différentes solutions trouvées par l’État pour lutter contre la pollution

La pollution de l’environnement est un phénomène complexe se trouvant au cœur des différentes politiques environnementales établies par l’État. Autant de gouvernements se succèdent à la tête de l’État et autant de mesures de lutte contre la pollution sont trouvées. Néanmoins, il est possible de faire ressortir l’essentiel des mesures prises jusqu’alors.

 

Instauration d’un système de certificats de qualité de l’air obligatoire

Ce système de certificat de qualité de l’air obligatoire constitue l’une des mesures phares mises sur pied par le gouvernement et les municipalités pour lutter contre la pollution sans cesse grandissante. En effet, il s’agit d’un ensemble de plusieurs vignettes de différentes couleurs classant les véhicules selon leur niveau de pollution. Le certificat prend la forme d’un autocollant rond qui correspond à une classe de véhicule définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques. Sa possession est obligatoire seulement dans les zones ayant atteint un pic de pollution et où les particules fines sont grandement présentes dans l’air ambiant. Dans certaines municipalités, il peut faire bénéficier de certains avantages aux véhicules qui le possèdent. Le certificat Crit’Air est payant, mais toujours dans l’optique de lutter contre la pollution, son prix a été revu à la baisse par les autorités. L’objectif visé par la création de ce certificat est de favoriser les véhicules les moins polluants, car on le sait, les gaz d’échappement des véhicules constituent la première source de pollution de l’air après les industries. Il existe 6 classes de certificats de qualité de l’air, les véhicules sont donc répartis en 6 classes environnementales à l’exception des véhicules extrêmement polluants qui n’ont aucunement droit au certificat de qualité de l’air. La vignette verte est destinée pour les véhicules entièrement électriques et hydrogènes, celle violette est pour les véhicules gaz et les véhicules hybrides rechargeables. Les autres couleurs sont pour les véhicules à essence, diesel et autres.

 

La création d’un bonus écologique pour l’achat de véhicules électriques

Le bonus écologique désigne une aide financière versée par l’État pour l’acquisition d’un véhicule électrique, d’un vélo électrique ou de tout autre véhicule fonctionnant grâce à l’énergie électrique, et donc possédant un taux nul d’émission de gaz. Cette prime a été instaurée pour encourager les citoyens à s’offrir les voitures électriques qui sont peu utilisées à cause de leur coût d’acquisition très élevé. Le bonus écologique s’élève à 6 000 euros et n’est valable que pour les voitures neuves. Ce montant est directement déduit du coût total d’achat de la voiture. En lieu et place du bonus, ceux qui continuent d’opter pour les voitures ordinaires, et donc polluantes subissent un malus qui permet de financer le bonus des premiers. À côté de ce bonus, il est prévu un autre bonus de 10 000 euros pour le remplacement d’une voiture diesel. En effet, l’utilisateur de véhicule à essence ou diesel qui décide de passer à l’électrique reçoit en prime, une aide financière de la part de l’État. Le gouvernement instaure également une aide pour l’équipement en borne de recharge par un particulier qui prend la forme d’un crédit d’impôt de 30% avec pour assiette les dépenses en matériel sur le coût d’installation. Des conditions spécifiques ont été établies pour espérer bénéficier de ces aides financières de la part de l’Etat, dont l’obligation de justifier d’un domicile ou d’un établissement en France. Aussi, qu’il s’agisse de location ou d’achat, la prime est applicable dans les conditions prévues à cet effet.

 

L’extension du bonus écologique aux véhicules utilitaires

Toujours dans l’optique de réduire au maximum la pollution atmosphérique, le gouvernement a décidé par le biais de son ministre de l’écologie d’étendre le bonus écologique qui était jusqu’alors réservé aux véhicules personnels aux véhicules utilitaires. Ces véhicules constituant une bonne partie des véhicules circulant sur le territoire, il est important pour le gouvernement de les inclure aussi dans le champ d’action du bonus. Les professionnels recevront donc un bonus pour l’achat de nouveaux véhicules utilitaires électriques et pour le remplacement dans certaines conditions de leurs anciens véhicules à diesel. L’État a également décidé d’étendre le bonus aux taxis. Il est important de préciser qu’il s’agit de véhicules entièrement électriques, car même les voitures hybrides des particuliers ne bénéficient pas du bonus écologique. Du fait de l’autonomie réduite des véhicules électriques et de la rareté des bornes de recharge, le gouvernement prévoit rendre également gratuite, la circulation de ces types de voitures.

 

Instauration d’une aide financière pour l’achat de scooter électrique

On le sait, les scooters sont des motos peu polluantes. Leur version électrique est donc parfaite pour réduire la pollution selon le gouvernement. Pour cette raison, une prime de 1000 euros a été créée pour faciliter et encourager leur acquisition.

 

La mise en place de la circulation alternée en période de pic de pollution

La circulation alternée désigne une mesure de restriction de la circulation destinée à diminuer et fluidifier la circulation automobile afin de faire baisser la concentration de pollution atmosphérique à un moment donné. Cette mesure permet de réduire la pollution de l’air par les particules fines et le dioxyde d’azote. Généralement, cette mesure ne s’applique pas aux véhicules électriques parce qu’ils ne sont pas polluants, ce qui constitue l’un des avantages réservés aux utilisateurs de ces types de véhicules.

 

Le remplacement des sacs plastiques

L’Assemblée nationale a voté une loi qui prévoit le remplacement des sacs plastiques par des sacs biodégradables fabriqués avec de l’amidon de maïs qui se dégradent assez rapidement. Cette loi vise à limiter la pollution du sol par les sacs plastiques qui constitue une menace pour l’environnement.

 

La création de la taxe carbone

La taxe carbone désigne une taxe instaurée par le parlement et le gouvernement pour décourager l’émission de dioxyde de carbone engendrée par les véhicules non électriques. La taxe a donc pour but de faire augmenter le coût de l’essence et du gaz, ce qui amènera les citoyens à opter pour les voitures électriques.

 

La promotion des énergies renouvelables

La production des énergies non renouvelables se fait suivant des procédés techniques et industriels très polluants. En effet, les installations dédiées à la production des énergies non renouvelables émettent énormément de gaz toxiques pour la santé humaine et animale, mais aussi pour l’environnement. La majeure partie des particules fines et du dioxyde de carbone présents dans l’air proviennent des centrales de production de l’énergie. Le fonctionnement d’une centrale thermique par exemple engendre des polluants atmosphériques, dont le SO2, le PM10, l’HAP, le NO2 et les gaz à effet de serre. Pour mettre fin à cela, le gouvernement a mis sur pied certaines politiques et stratégies, notamment investir et aider les entreprises intervenant dans le domaine des énergies solaires afin de faciliter leur accès aux citoyens. Aussi, des mesures fiscales ont-elles été prises pour baisser le taux d’imposition des équipements solaires. Un crédit d’impôt écologique de 50% sur le coût d’équipement est attribué aux ménages qui se sont dotés d’une installation solaire. Au niveau international, la France a adhéré à plusieurs conventions prévoyant des seuils de pollution à ne pas excéder. À titre illustratif, on peut énumérer le protocole de Kyoto du 11 décembre 1997 et la COP 21 de 2015.

 

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